Des Gaufres classées X

Les gaufres phalliques, nouvel aphrodisiaque des ventes ?

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Quand La Maison Van Luik nous a confié la création de sa marque de gaufre, on a forcément commencé par aller voir ce qui se faisait dans le secteur. Et on n’a pas été déçu. On a d’abord découvert les marques qui commercialisent des produits classiques, sucrés ou salés, de liège ou de Bruxelles. Mais on a rapidement constaté que pour se démarquer, plusieurs acteurs proposent des formes de gaufres beaucoup plus “innovantes”.

Un monde de gaufres !

Des gaufres avec des bulles, la bubble Waffle venu d’Asie, des gaufres avec un bâton de sucette pour faciliter la consommation en take away, des gaufres gastronomiques, saumon fumé épinard…etc Mais le pompon de la pomponette, grand vainqueur du positionnement inattendu, c’est bien évidemment la Quequetterie avec ses gaufres en forme de sexes, masculin et féminin pour satisfaire tous les gourmands, sans discrimination de genre.

WTF !

Honnêtement cette “découverte” nous a d’abord scié. Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de son créateur ? Esprit tordu ou marketeur de génie ? Tout d’abord, en proposant un produit aussi décalé, la marque brise les codes et, de fait, ne s’adresse plus du tout à la cible traditionnelle de ce genre de produit. On imagine mal les familles déambulant sur le front de mer s’arrêter ici pour la “pause goûter”. La marque va donc plutôt cibler un public de jeunes adultes et s’installer dans des quartiers comme le Marais à Paris ou le quartier historique à Montpellier. Ce genre de positionnement a ensuite l’avantage de frapper les esprits. Et ça frappe fort. La marque va très loin dans la vulgarité avec, entre autres, la version trempée dans le chocolat fondu… la grande classe.

On en parle !

Mais ça marche, c’est indéniable. Les passants s’arrêtent en ricanant, les groupes d’ados se ruent sur les quéquettes, la presse branchée et insolente s’en empare. Et moi-même j’en parle dans la Newsletter de l’agence, c’est dire. Que l’on soit choqué ou pas par le côté “Bigard-esque” (l’humouriste) du concept, on ne peut pas nier que cette idée ait permis à sa créatrice (oui c’est une femme) d’émerger dans un univers très concurrentiel, et tout ça sans une débauche (!) de moyens investis en communication. Alors peut-on généraliser l’expérience ? Faut-il forcément proposer un produit qui se démarque radicalement, quelle que soit sa valeur gustative ou bien est-il possible de réussir avec un produit classique mais très qualitatif ? Sans se ruiner en visibilité ? La quequestion est posée là.

Newsletter #25

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