Des vrais gens dans la pub…

Mais que font les banques d’images ?

Postulat :

vous vous dites peut-être que les gens sur les photos des banques d’images sont beaux et vous vous dites que les consommateurs aiment les gens beaux… Conclusion : les visuels de banques d’images ça fait des meilleures pubs ! CQFD.

 

Dans la vraie vie (ou pas) :

on utilise des banques images parce que ça coûte moins cher et que ça va plus vite que de faire intervenir un photographe avec son équipe et de sélectionner des vrais consommateurs. En plus, les comédiens, c’est leur métier donc ils le font mieux et on est moins embêtés sur les shootings. 

Que vous pensiez cela ou non, mon propos n’est pas de dire que c’est bien ou mal. Personnellement, j’ai recours régulièrement aux banques d’images pour mes clients. J’ai même déjà fait des campagnes entières avec des footages mal doublés et j’en suis encore très fier. 

Par ailleurs, il y a de nombreux cas dans lesquels le message à traduire dans notre campagne fonctionne très bien avec des images toutes faites.  Voire, on n’aurait pas réussi à faire mieux nous-même… voire encore, l’idée a carrément été suscitée par un visuel déjà fait et sacrément bien fichu !

Les campagnes « vrais gens » chez La Fille : un cas d’école.

 

Le fait est que depuis quelques années à l’Atelier, on accompagne des écoles dans leur communication. L’objectif principal de nos campagnes est de remplir les classes avec de nouveaux élèves pour succéder aux élèves d’aujourd’hui et aux alumnis déjà partis. Ma conviction est que la plus grande richesse d’une école réside dans ses élèves et ses enseignants. Dans mes propositions créatives, je privilégie donc souvent l’utilisation des élèves dans les visuels.  

Sur ce sujet, je peux même parler « d’expérience fondatrice » pendant mes propres études. A la fin des 90’s j’étais apprentis dans un CFA de graphisme et il était arrivé à mes oreilles que la refonte du logo de l’école allait être confiée à une agence. Mais pourquoi mon bahut achèterait du travail de créa à l’extérieur alors qu’il formait des créatifs ? Je m’étais précipité chez le directeur avec pour projet d’organiser la création en mode concours interne “si toi aussi tu en as marre d’un logo qui pue, créé un logo qui tue”. Et comme j’étais déjà un garçon convaincant à l’époque : le concours a été organisé. Beaucoup d’élèves ont participé et le nouveau logo a été redessiné. 

Les bénéfices ? Une expérience valorisante pour les apprentis et les enseignants, un nouveau logo approuvé par tout l’interne et seulement 1000 Francs dépensés (récompense au gagnant). En prime, une chouette histoire à raconter sur les réseaux sociaux pour la com de l’école… Bon, on était en 99 ça n’a pas servi à la com de l’école mais de nos jours ça l’aurait fait grave pour un établissement soucieux de son CM.

Ce qui fonctionne pour un logo s’applique pour toutes les prises de paroles. Impliquer les élèves/les collaborateurs/les utilisateurs apporte de nombreux bénéfices et permet aux prospects de s’identifier et de se projeter dans leur vie scolaire/leur entreprise/leur utilisation… vous avez compris l’idée.  

 

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

 

On a compris que le testimonial est un levier publicitaire des plus puissants. Faire de ses salariés les ambassadeurs de la marque et/ou de l’entreprise, véhicule des valeurs positives, permet de valoriser l’interne, renforce la marque employeur et l’attractivité autant pour vendre les produits/services que pour attirer les talents.

Et de façon très factuelle : dix « vrais gens » dans votre communication, c’est dix « influenceurs » qui vont la relayer sur leurs réseaux avec une partie de leur communauté qui relaiera à son tour.

Carglass le pratique depuis des années, et si les acteurs des publicités sont de vrais salariés, ils sont issus de tout un système de concours dont le parcours est autant d’occasions de prise de paroles pour la marque. 

Reconnaissons-le : faire participer ses ressources internes ou ses vrais clients peut s’avérer compliqué. Entre le mode de rétribution et la motivation des équipes, il est parfois difficile de trouver des volontaires. Il faut réussir à trouver un angle créatif valorisant et se rappeler que tout le monde n’est pas Georges Clooney ou Zendaya (je parle de la capacité à jouer la comédie plus que des qualités esthétiques pures). Il faut aussi concilier les agendas de tout le monde. Un vrai casse-tête. 

En bref, mettre des vrais gens dans les publicités, c’est éviter certaines contraintes pour tomber dans d’autres. Mais, comme on dit : on n’a rien sans rien et les ambassadeurs « maison » sont quand même la solution la plus RSE pour votre campagne.

Moralité, si l’objectif de votre communication est de véhiculer les valeurs humaines de votre entreprise, faites-les incarner par les vraies personnes qui y travaillent. Vous cocherez ainsi toutes les cases que même le moteur de recherche des banques images ne saurait afficher.

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