Afin de mieux comprendre son métier, on a questionné notre photographe surdoué : Vincent !

Donc tu es quand même plus un photographe social qu’un photographe de nature morte ?

Oui carrément ! Ce que j’aime le plus dans l’humain c’est d’aller au-delà de la première impression, d’arriver à creuser et découvrir ce qui est important dans la vie de chacun. Par exemple, quand tu rencontres quelqu’un qui te parle de son métiers’ il a l’habitude qu’on lui demande quel est son métier.rnrnIl a des phrases et des discours très construits qu’il va te débiter. C’est comme un dialogue scénarisé. Ce que j’aime tout particulièrement du coup, c’est aller au-delà. Tu as de super surprises, tu te rends compte que les gens ont des passions, des loisirs complètement incroyables dont tu n’avais jamais entendu parler.

Comment évolue ton métier ? Pour le coup le matériel a carrément changé est-ce que tu as l’impression que ce que tu fais a changé ?

Le métier c’est sûr qu’il évolue beaucoup mais je dirais comme la plupart des métiers.  On n’a pas encore le pouvoir de remplacer les photographes par des robots. Cependant, il y a quand même toute une partie du métier qui va disparaître d’une certaine manière. Je connais des photographes qui envoient le soir leurs photos en Chine et les reçoivent le lendemain matin détourées. Et tout ça à des prix imbattables.rnrnDonc effectivement, il y a tout cet aspect là du métier qui fait que ça tire un peu les photographes vers le bas. En même temps, pour se démarquer, il y aura toujours besoin de créativité, d’originalité. C’est une vraie valeur ajoutée. Après, à titre personnel, je ne ressens pas cela comme une difficulté. Justement, je commence à être reconnu par des clients. Ils viennent me chercher pour ça. Je suis donc conscient qu’il faut cultiver cette valeur ajoutée. Je pense que dans ce métier la valeur ajoutée est encore plus cruciale.

Les projets sur lesquels on a bossé avec Vincent :