Fondation Abbé Pierre

La lutte contre le mal logement passe par la guerre des mots et des images.

Depuis quelques années, j’aperçois du coin de l’œil des visuels pubs qui chaque fois m’interpellent. Chaque hiver la fondation Abbé Pierre lance une nouvelle campagne pour lutter contre le mal-logement. Et chaque hiver cette campagne tape sur un aspect peu ou pas évoqué dans les médias et met le doigt sur de vrais problèmes de société.

Pour fonctionner, cette fondation doit réussir à capter l’attention, émouvoir et collecter des fonds. Le fait d’exister dans l’espace médiatique est un gros enjeu. Mélangé sur nos 4×3 à de nombreux annonceurs qui cherchent à vendre des produits de consommation, la mission de la fondation est de nous ouvrir les yeux sur ces sujets. Avec les mêmes armes que les marques classiques, ils doivent rivaliser d’inventivité pour interpeller le badaud en un coup d’œil.  

 

Chaque année la cellule communication se racle la soupière avec l’agence (depuis 2020 Altmann + Pacreau)  pour trouver  la thématique à aborder. Les thèmes, tous aussi importants, soulèvent chaque fois un aspect du mal-logement qui se révèle être absent dans les esprits du reste de la société. 

En CDI et SDF, signé par BDDP Unlimited en 2014 alertait sur la précarité des travailleurs SDF. Le spot retrace la nuit d’un ouvrier dans sa voiture avant d’aller travailler. 

La campagne d’affichage égrène les accroches choc “Metro-boulot-métro”, “Employée à temps partiel Mal logée à temps complet”.

 

En 2020 C’est l’insalubrité des logements précaires qui est visée par l’agence KARMA avec des visuels très esthétiques de personnes dans des habitats très précaires. Avant cela, en 2011 la campagne pointait le problème de surpeuplement et des surfaces d’habitat décentes. Elle mettait en parallèle directement, la surface d’une place de parking ou d’un abribus avec celle d’une chambre de bonne. Ici, les dimensions d’une sucette publicitaire qui contient, à taille réelle, un SDF avec toutes ses affaires. 

 

 

Et comme les années passent mais que le mal-logement subsiste,  d’années en années les campagnes répondent, Ils ont eu un passé. Aidons-les à retrouver un avenir » en 2013, “Il y à une vie après la rue” en 2022 et entre temps en 2019 la fondation nous rappelait froidement que le “mal-logement” tue

 

Le sujet est si vaste qu’il serait trop long de montrer toutes ces campagnes ici.  Mais si je vous en parle aujourd’hui, ce n’est pas juste parce que je travaille dans la com et que je trouve ces campagnes justes et importantes, c’est parce que parler du mal-logement et relayer la parole de la fondation Abbé Pierre est le minimum que je puisse faire pour apporter ma pierre à l’édifice. Je conclurai donc sur une dernière citation (d’Altmann + Pacreau en 2020) “seul on peut aider ensemble on peut sauver”.

 

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