L’avenir des centres de formation et des apprentis

1. Non, la voie de l’alternance n’est pas une voie de garage !

2. La réforme des centres de formation présage un avenir radieux pour les acteurs qui saisissent les opportunités ! On vous explique !  

Quel avenir pour les CFA ?

Avant de parler d’avenir, parlons du passé ! Oui, pour planter le contexte et la situation, il faut d’abord comprendre comment nous en sommes arrivés là. Depuis plusieurs années, le nombre d’apprentis est en pleine croissance notamment grâce à de nombreux projets de lois & d’actions du gouvernement modifiant la perception de l’apprentissage (par les entreprises, les étudiants et les parents)…  La croissance économique et les tensions sur le marché amènent les entreprises à opter pour la voie de l’apprentissage dans leur recherche de candidats.

La réforme des CFA

En 2018, le projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » réforme la formation professionnelle et l’apprentissage a été votée en France. L’objectif premier est d’aller vers une libéralisation du marché de la formation en CFA. Dans la pratique, l’ouverture d’un CFA n’est plus soumise à une autorisation administrative et les entreprises peuvent elle-même créer ce type d’établissement.

Plusieurs points clés

Cette réforme peut être perçue pour les CFA comme l’apparition de nouveaux entrants sur le marché de l’enseignement en apprentissage et donc une menace directe. C’est également une source d’opportunité pour que les CFA qui cherchent à utiliser cette réforme comme tremplin et comme accélérateur de leur activité de formation en apprentissage.

      • L’âge limite des apprentis repoussés de 25 à 29 ans
      • Le financement du coût du contrat
      • L’entrée sur toute l’année
      • L’adaptabilité du temps de travail journalier
      • La mobilité internationale
      • L’augmentation de la rémunération apprentis pour les 16 > 20 ans de 30 €
      • Une aide unique aux entreprises
      • L’ajout du dispositif 6 mois sans contrat
      • La certification relative aux compétences de maître d’apprentissage / tuteur
      • La simplification des démarches de rupture du contrat
      • La loi « Avenir Professionnel » libère l’offre de formation en apprentissage et ouvre la possibilité aux entreprises de lancer leur propre centre de formation d’apprentis (CFA) amplifiant ainsi l’offre de formation
      • La suppression des règles spécifiques liées à la création des CFA
      • La création de classes préparatoires d’apprentissage pour permettre aux publics de préparer et réussir leur entrée en apprentissage (baisse du taux de rupture des contrats).

 

La réforme en 2019, 1 an après sa mise en place, a permis une hausse de + 8,4 % (58 885 jeunes qui sont entrés en apprentissage en plus) par rapport à la même période en 2018. Le nombre de CFA aussi a augmenté avec l’ouverture de plus de 500 CFA sur la même période. Les apprentis sont de plus en plus nombreux grâce à plusieurs dimensions : l’augmentation du nombre de centres grâce à la souplesse apportée dans la création des CFA. Et également l’aide apportée aux entreprises, le recul de l’âge limite des apprentis, la rentrée sur toute l’année… 

 

L’année 2020, elle-aussi marquée par une augmentation du nombre d’apprentis (490 000 contrats signés sur l’année 2020 ! C’est pas rien) a été particulière à cause du virus dont on ne prononce plus le nom. Certains secteurs d’activités ont été très touchés par la crise entraînant une baisse des recrutements. Bon, certains secteurs d’activités ont quand même pu recruter et former des apprentis. La réforme apportant une certaine souplesse dans la rédaction des contrats. Sans oublier l’aide exceptionnelle à l’embauche accordée par l’État rendant le coût de la première année quasi nul (5 000 € pour un mineur et 8 000 € pour un majeur).

Nuançons quand même ! Cette hausse du nombre d’apprentis peut s’expliquer avec d’autres variables (par exemple le transfert des contrats de professionnalisation en contrat d’apprentissage…). L’augmentation du nombre d’apprentis concerne principalement ceux en post-bac.

“L’année 2020 devient ainsi la meilleure rentrée de l’histoire pour l’apprentissage en dépit de la crise”.

Elisabeth Borne au conseil des ministres

 

Aujourd’hui, on en est où ?

A compter du 1er janvier 2021, QUALIOPI, l’unique certification permettant aux organismes qui dispensent des actions de formations d’obtenir des fonds de financements publics (et / ou mutualisés) fait son entrée ! Elle permet aux centres de formation d’être dans une démarche de qualité. Il faut passer par un centre certificateur accrédité ou par les instances de labellisation reconnues (reconnues sur le même référentiel) pour bénéficier de cette certification indispensable.

 

En bref, la réforme transforme le monde de l’apprentissage et les CFA existants se doivent de prendre la nouvelle vague correctement pour exploiter les nouveautés dans leur intérêt, et les entreprises souhaitant créer leur formation en apprentissage peuvent désormais proposer cette formule avantageuse pour les étudiants & les entreprises.

 

Au sein de L’atelier La Fille nous avons la chance de travailler avec plusieurs partenaires du secteur de l’enseignement sur différents projets : plateforme marque, création de contenus visuels, éditoriaux et vidéos… On vous laisse en parler avec Eliette ou Nicolas !!

Nos projets dans l’enseignement